Changer les aubes d’une Continental Edison CELL720S

Changer les aubes d’une machine à laver… ça a l’air d’une opération simple, mais encore faut-il savoir comment faire. Internet est plein de tutos qui dans le meilleur des cas expliquent comment faire avec des modèles trop différents, et dans le pire des cas montrent à peine comment s’y prendre en disant simplement que c’est très simple.

Bref, simple… peut-être, mais sur cette machine il ne suffit pas de tirer ou de pousser un pin dissimulé quelque part (spoiler, il y a une vis). Malgré ce que disent la plupart des infos en ligne cette machine, même si elle s’ouvre par l’avant, a bien une vis de
fixation a l’extérieur du tambour. Trouver cette vis n’est pas chose aisée, mais la même page que ci-dessus donne un indice : en fait on peut y accéder par l’évacuation du fond de la cuve, après avoir déconnecté la durite (re-spoiler, c’est chiant).

Il faut également trouver une aube de remplacement. C’est assez facile quand on connaît le modèle de la machine (et en cadeau, la référence de ces aubes est la 42055352), mais on en trouve surtout qui sont… assez chères. Mais ne cherchant un peu, on voit que les prix vont grosso-modo de 4 € à 25 € la pièce. Je n’ai aucune idée de la réelle différence qu’apporte la différence de prix, mais étant donné que j’ai acheté ma machine 100 € et que ce n’est clairement pas une super machine, je n’avais pas vraiment envie de claquer 50 € à 75 € dans des pièces (j’ai au moins 2 aubes à remplacer), j’ai pris dans le bas de la fourchette, et pour 3 aubes j’en ai eu pour moins de 18 € port compris. On verra si elles cassent demain ou pas.

Matériel

  • Une clé plate de 10mm ;
  • Une pince plate (taille moyenne si possible : trop petit et c’est galère, trop grand ça ne passe pas) ;
  • Un tourne-vis hexalobulaire interne (ISO 10664) T20 ;
  • Du ruban adhésif (surtout si le tourne-vis n’est pas aimanté) ;
  • La ou les aubes de remplacement (ref. 42055352) (ou un bouchon si vous voulez juste enlever une aube, par exemple pour avoir le modèle sous les yeux).

Opération à cœur ouvert

Avant de commencer, prendre les bêtes mesures communes, et déconnecter la machine du courant et de l’eau – ça ne coûte rien et on ne sait jamais. Je recommande aussi de vidanger la machine par la trappe prévue à cet effet, même si ce n’est pas absolument nécessaire, mais on va déconnecter des morceaux et sans ça on risque d’avoir un peu d’eau sur les mains (bon, pour être honnête moi je ne me suis pas fais chier, et je n’ai eu que peu d’eau à gérer).

Pour commencer il faut enlever l’aube cassée, et donc accéder à l’extérieur du tambour. Et donc comme vu plus haut, à la sortie d’eau du tambour.

Les entrailles de la machine
Les entrailles de la bête

Pour ça, encore faut-il accéder au dessous de la machine. Je l’ai pour ma part mise sur le côté, mais qu’importe. Il faut ensuite déconnecter la durite. Il faut pour ça une clé de 10 pour déserrer le collet côté cuve, et une pince pour celui côté vidange. Il n’est pas strictement nécessaire de déconnecter la durite d’ailleurs que du tambour, mais la retirer complètement aide vraiment à accéder à la vis par le trou.

Vue de la vis à travers l'écoulement du tambour
La vis au fond du trou

Ensuite, la partie galère arrive : dévisser la vis de fixation en passant le tourne-vis par le trou de vidange. Ce n’est pas spécialement compliqué, mais il n’y a vraiment pas trop de place. Attention également : la vis est très facile à perdre dans la machine, et très difficile d’accès.

J’ai de mon côté démonté la machine deux fois : une première pour avoir l’aube d’exemple dans les mains pour ma première recherche de pièces IRL (sans succès flagrant), et une deuxième une fois quand j’ai eu les pièces de rechange à poser. La première fois, je n’ai pas retiré la vis du tambour, car je n’arrivais pas à l’attraper sans risquer de la faire tomber je-ne-sais-où à l’intérieur de la machine où je n’aurais jamais pu la rattraper (enfin, pas sans démonter la moitié de la machine ou avoir une chance inouïe), et je craignais aussi ne pas réussir à la remettre en place. À ce moment, il faut donc soit mettre tout de suite la nouvelle aube, soit coincer la vis en place. Pour ma part cette première fois j’ai maintenu la vis en place en la revissant dans un bouchon à la place de l’aube (le plus dur a été d’attraper un bouchon non prévu sans lâcher le tourne-vis et la vis).

La deuxième fois par contre, pas le choix, il faut enlever la vis pour pouvoir mettre l’aube en place. En y allant doucement, et en retenant au préalable la vis côté intérieur du tambour (mes aubes étaient complètement détachées mis à part la vis), j’ai réussi, non sans galérer et craindre de perde la vis par deux fois.

Une fois la vis et l’ancienne aube enlevées, il faut glisser la nouvelle dans les fentes à cet effet (c’est assez évident, mais il faut les insérer un peu plus en arrière puis tirer vers l’avant). Il faut pousser un peu fort pour passer le pin central (oui, il y a aussi un pin) voir pousser avec un petit tourne-vis plat, et faire attention à bien aligner le trou de la vis entre l’aube et le tambour, car il y a un peu de jeu. Aussi, comme j’ai attendu trop longtemps avant de changer ça, les forces qui tiraient sur l’aube (et donc sur la vis) ont un peu déformées (et fendu sur une…) le tambour, que j’ai du redresser un peu pour que ça passe bien (un ‘chtit coup de marteau avec une cale et c’est (dé)plié). Et maintenant vient la deuxième partie un peu flippante : remettre la vis. Là, plus moyen de la retenir de l’intérieur pour ne pas la laisser tomber, il faut donc trouver une autre solution. Comme mon tourne-vis T20 n’est pas aimanté, j’ai fixé la vis au tourne-vis avec du ruban adhésif, et ça s’est bien passé (mais j’ai fait doucement et ai un peu serré les fesses).

On notera que je n’ai retiré que des aubes qui ne tenaient plus du tout par autre chose que la vis, ce qui veut dire que je pouvais garder la vis dans le trou du tambour tout le long du dévissage. Si l’aube était encore un peu retenue par des pattes et qu’il fallait retirer la vis en entier avant de pouvoir retirer l’aube, je ne sais pas comment j’aurai fait pour ne pas perdre la vis… pour tout dire, je n’ai remplacé que les 2 aubes complètement cassées même si la troisième a déjà une patte cassée (sur 4, ça va) à cause de ce risque de perdre la vis. Je préfère attendre que la troisième se casse complètement (ou pas du tout, soyons optimistes) avant d’y toucher.

Bref, une fois l’opération répétée pour chaque aube à changer, il faut remontrer le culasse. Rien de bien compliqué, mis à part qu’il n’y a que peu d’espace pour manœuvrer.

Conclusion

C’était bien relou, mais je m’en suis sorti sans trop de problèmes au final. Ça m’a probablement quand-même pris plus de trois heures en tout pour trouver comment m’y prendre, démonter deux fois et installer les nouvelles pièces. Et j’ai dû me procurer un tourne-vis T20, par ce que je n’avais pas, bien entendu (le bon côté des choses est que maintenant j’ai un set de dispositifs à clé hexalobulaire interne). Avec un peu de chance, cet article permettra à quelqu’un de n’y passer qu’une heure, et de se prendre un peu moins le chou – même si je suis réaliste que presque personne ne me lit, et encore moins des possesseurs de CELL720S, mais ne cassons pas l’ambiance.

Accessibility at the GTK Hackfest 2020

Old town

The GTK 2020 hackfest took place last January, just before FOSDEM 2020, in Brussels, Belgium. The focus was on GTK4 schedule and pending work, and on the state and future of accessibility in GTK4. I only attended the second half, the accessibility part, which is my job’s focus working at Hypra, a small French company focusing on free and open source accessibility and computer literacy.

I was slightly scared of how the meeting would go at first, because some discussions prior to the hackfest gave an impression that accessibility as not something GTK would keep on supporting and promoting anymore.

There were legitimate concerns about the state of affairs in the technical side of GUI accessibility in GTK and Linux more generally: despite GTK being the most usable toolkit for accessibility users for a long time, the technology leveraging it grew old and didn’t adapt to the environment around it, mostly due to lack of attention and resources. There were also legitimate concerns that some things didn’t actually work so well, which again is mostly due to code aging and lack of resources to keep it current during more than a decade, with only a handful of people working on this on their spare time.

Basically, GUI Linux accessibility was left behind since the mid-2000s and struggled to catch up more and more with new technology replacing other aging ones, and Wayland sounding like it would be the last punch it needed to fall.

Fortunately, the meeting, and most importantly the people attending it, quickly wiped off my fears: GTK developers present were clearly on board and motivated, interested in learning more about a variety of accessibility use cases, and willing to get their hands dirty to build a brighter accessibility future on Linux.

Met GTK, Mutter, AT-SPI, Hypra developers and trainers, and a few other developers relying on accessibility for their day-to-day computer usage. We had a healthy proportion of people actually relying on accessibility every day, and a wide knowledge of usages and needs, allowing to discuss and showcase some of them for everyone’s understanding. This gave a great mix of technical and sociological knowledge about accessibility and lead to relevant and focused discussions on how to shape its future under Linux.

Together, we managed to refine and agree on the tasks needed to move forward, dispatch them and set up a roadmap. Don’t get too excited just yet because there is quite some work ahead of us, but I’m confident we are going in the right direction and will get concrete results in the upcoming quarters.

Even if we’re still greatly under-resourced in the care of accessibility, I’m happy to see things moving again, and hopeful that with a refreshed and consolidated ground this will become a less scary topic and get more attention and resources.

Next step would be to raise awareness to the general developer, and spread knowledge about things to do or not to do at the application level. We discussed this as well and plan to improve documentation and facilitate developer’s work (“make it easier to do it right and harder to do it wrong”), but it will only really spread if accessibility stops being seen as a niche irrelevant to most, and fortunately, you can help with this! Take it seriously, document yourself and spread the word: often only little effort it is required to make things better for everyone once one knows what to do.

A beer to celebrate!

I wish to thank every single one of the attendants for their involvement, commitment and effort in getting things moving again and on the right track. I’d like to especially thank Emmanuele Bassi who was a great interlocutor and who will undertake a large part of the work, and Samuel Thibault for his still unmatched versatility around accessibility topics. But truly everyone was key for making this meeting so pleasant and fruitful, thanks again!

Fish & chips

Aujourd’hui on a été gâté avec des filets de vivaneau sauvage du Pacifique, et je me suis donc lancé dans la préparation de fish & chips. Enfin, quelque chose de proche puisque les frites on été des pommes de terre sautées, et que je n’avais pas de friteuse pour le poisson. Quoi qu’il en soit, ça a été très bon – et très joli, merci Mélanie.

Pommes de terre sautées

Pour les pommes de terre sautées, je ne me suis pas pris la tête et ai utilisé une version simplifiée de la recette de ma mère-grand. Du coup, des pommes de terre (ici 4, par ce que c’est bon) coupées en dés (d’environ 1 cm de côté), de l’huile, du sel, et c’est tout.  Je n’ai pas lavé les pommes de terre par ce que je n’avais pas de passoire ni vraiment de quoi les sécher ensuite, et j’avais donc peur de faire pire que bien, mais normalement ça aide. Enfin bon, souvent ça marche sans aussi.

Bref, du coup il faut une bonne poêle à frire (la fonte est mon amie), et y faire bien chauffer l’huile. Il faut faire attention avec certains ustensiles de cuisine très méchant comme certaines poêles et fait-touts qui ont tendance à attacher la croûte qui se forme autour des pommes de terre, et donc de ruiner toute la préparation. Bref, une fois l’huile chaude dans la poêle de qualité, y faire frire les dés de pommes de terre à feu vif en remuant souvent. Dans l’idéal il n’y a qu’une seule couche de dés dans la poêle, donc s’il y a vraiment trop de pommes de terre il peut être intéressant d’utiliser plusieurs poêles ou de faire dorer les dés en plusieurs fournées.

Une fois les dés bien dorés, saler au sel fin, baisser le feu et couvrir. Selon le coup de main, la poêle, la sorte de pommes de terre, le feu et l’alignement des planètes, les pommes de terres peuvent déjà être parfaitement cuites à ce stade, auquel cas il suffit de les manger au lieu de les couvrir. Sinon, les laisser couvertes pour faire cuire le cœur. Une fois bien cuites, retirer le couvercle et remettre à feu vif pour retrouver le croustillant.

Les haricots verts

Comme je suis un vilain garnement, je vous fais encore un peu languir et donne une recette encore plus vague et commune qui n’a pas beaucoup de rapport avec le plat, mis à part que je l’avais servie avec cette fois ci par ce qu’il se trouve que j’avais des haricots verts : les haricots sautés au beurre et à l’ail. Il faut donc des haricots verts équeutés par Mélanie, du sel, du beurre et de l’ail.

Ah, et aussi de l’eau. Commencer par cuire les haricots pendant environ 20 minutes à l’eau avec un peu de sel (ou l’ajouter après, ça marche aussi). Une fois cuits, bien les égoutter. Faire chauffer une poêle avec le beurre, puis ajouter les haricots et l’ail coupé en petits dés (mettons 1,5 mm de côté – sortez vos règles !).  Faire revenir juste ce qu’il faut : plus c’est revenu meilleur c’est, mais il ne faut brûler ni le beurre ni l’ail.

Le poisson

Ah, enfin !  Attention, je ne connais pas vraiment bien les fish & chips, et je n’ai pas suivi de recette. J’avais aperçu quelques recettes dans la journée et j’ai retenu une ou deux idées, mais je n’en ai lu – et encore moins suivi – aucune, du coup si c’est une religion pour vous je suis peut-être un hérétique et il faut peut-être arrêter là votre lecture pour éviter d’y laisser des cheveux. Sinon, continuer donne une bonne recette, traditionnelle ou pas.

Ingrédients
  • Des filets (ou pavés) de poisson (frais si possible), au choix (ici du vivaneau, mais imaginez avec du saumon),
  • 2 œufs,
  • De la farine,
  • Sel, poivre et autres épices agréables disponibles (j’ai utilisé de la poudre d’ail et du clou de girofle moulu),
  • Un peu de fromage (si on a envie),
  • Un peu beaucoup d’huile d’olive.
Préparation

Pour commencer, il faut mélanger la farine, le sel, le poivre et les autres épices ensemble. Comme en faite ça ressemble à une panure, il ne serait pas étrange d’essayer d’ajouter de la chapelure (où on apprend que panure en est en fait un synonyme), mais je n’ai pas fais ça. Bref, mélangez simplement les ingrédient secs ensemble, dans un récipient à peu près plat, comme par exemple une assiette (qu’importe).

D’autre part, casser les œufs dans un autre récipient, qu’il conviendrait de prendre moins plat, puisque la viscosité de l’œuf étant sensiblement plus faible que celle du verre, il a une certaine tendance à couler. De plus, il faut battre les œufs ; mais il faut aussi penser qu’on va tremper nos filets de poisson dans ce récipient, et donc une assiette creuse semble appropriée (mais là encore, faites-vous plaisir, c’est important de temps à autre).

Si les morceaux de poisson sont très grand, il peut valoir la peine de les couper, puisque si tout se passe bien ils arriveront dans l’assiette à peu près de la même taille qu’ils avaient frais. Découpés ou pas, passez chaque morceau de poisson d’abord dans l’œuf battu, puis dans le mélange de farine assaisonnée. Plus l’enrobage est épais, mieux c’est (ou presque), et du coup il ne faut pas hésiter à bien les enrober de farine, quitte à les laisser dans la farine quelques minutes le temps de faire chauffer l’huile par exemple.

Ce qui nous amène à la partie diététique de la recette : faire frire les filets enrobés.  Pour ça, il faut commencer par faire bien chauffer une bonne quantité d’huile (un bon millimètre au fond de la poêle, probablement pas moins). Il ne faut quand-même pas brûler l’huile, mais plus c’est chaud mieux la croûte prendra autour du poisson. Une fois l’huile bien chaude, y mettre les morceaux de poisson enrobés et les laisser bien frire de chaque côté. Ne pas hésiter à ajouter de l’huile si ça vient à manquer : même s’il est tentant de ne pas abuser d’huile, la cuisson plus à sec de fera pas du tout prendre la croûte de la même façon.

Enfin, si vous avez du fromage et l’envie, vous pouvez ajouter du fromage râpé ou en fine lamelles sur le poisson une fois retourné. Il fondra plus ou moins bien selon le fromage, la chaleur, et si vous réservez les fish au four (ce qui marche très bien aussi pour les garder chauds, 50 à 80 °C devrait suffire amplement) ou non. Je n’ai mis du fromage que sur certains morceaux de poisson que j’avais moins bien assaisonné, et les deux sont bons.

Sauce-minute au fromage blanc de Mélaine

Mélanger du fromage blanc, de la poudre d’ail, du poivre, du sel, du clou de girofle, du romarin de l’huile d’olive et du citron.

Servir

Pour améliorer le tout il vaut mieux le servir joliment, avoir une petite salade verte et ne surtout pas oublier le citron. Dans chaque assiette servir une portion généreuse de pommes de terre sautées, de haricots au beurre et de poisson, un morceau de citron (pour presser sur le poisson), un peu de sauce au fromage blanc et de salade verte.

Il vaut mieux aussi ne pas prendre trop de photos pour manger vraiment chaud.

Le tout se déguste très bien avec une IPA ou une Black Toque de Phillips.

Nymph Falls

Un jour de beau temps, c’est suffisamment rare par ici pour sauter sur l’occasion.  Du coup, ce lundi on a emprunté des vélos et fait une balade vers le parc des Nymph Falls et ses plus ou moins chutes d’eau, comme son nom l’indique. On a été agréablement surpris de ne pas trop sentir ce que les cartes prétendent être un dénivelé positif de plus de 160 mètres.

Sur le chemin on a rencontré un lama, peu sociable au demeurant, qui nous a un peu fui quand on a voulu lui dire bonjour.

La végétation du parc est comme ailleurs une forêt humide, ce qui la rend quelque peu étrange mais majestueuse et atypique pour moi. Quant aux chutes de ce parc, elle ressemblent plutôt à des rapides, du moins lorsque les eaux sont hautes puisque un barrage en amont semble pouvoir beaucoup changer le flux de la rivière à cet endroit.

Galettes de millet

Hier, on a cuisiné un navarin sans gluten, très réussi au demeurant.  Mais du coup, qui dit pas de gluten dit pas de couscous, et on a donc fait du millet (par ce que je n’aime pas trop la quinoa). Comme je n’ai pas l’habitude du millet et que c’est moi, j’en ai fais trop, et du coup il en est resté.

Aujourd’hui, j’ai donc cuisiné le reste du millet (enfin, une partie, j’en ai vraiment cuit trop) en petites galettes, et le résultat a été plus que satisfaisant.  Voici la recette, si je n’oublie rien de ce que j’ai, comme à mon habitude, fais comme ça venait ce midi (avec en mémoire les galettes similaires de ma maman qui les fais vachement bien, même si je crois que la chance du débutant me les a fait réussir encore mieux).

Il faut donc :

  • Du millet cuit (la veille, avec du sel et un peu de romarin)
  • Un œuf (et un blanc qui restait)
  • Du sel
  • Du poivre
  • Un peu d’emmental râpé fin
  • L’eau d’une boîte de thon (optionnel, mais parfait si vous avez fait du truc au thon la veille pour aller avec, qui a aussi donné le blanc d’œuf en sus, mayonnaise oblige)

Mélanger tous les ingrédients dans un saladier. Faire chauffer une poêle bien huilée (à l’huile d’olive).  Quand l’huile est chaude, y placer des boules du mélange au millet, les aplatir pour avoir des galettes d’environ 1 cm à 1,5 cm d’épaisseur, et bien les frire des deux côtés.  Il faut être généreux avec l’huile pour que la surface contre la poêle puisse légèrement frire, et donc ne pas hésiter à rajouter de l’huile surtout si l’on fait plusieurs fournées de galettes.

Selon l’assaisonnement de la mixture, cela donne des galettes assez neutres pour accompagner un plat, ou des galettes avec plus de caractère. Cette fois elles étaient entre deux, très bonnes seules mais encore mieux pour se joindre à du truc au thon. Simple mais vachement bon.

PS : Oui, la photo d’en-tête est floue… et encore, je l’ai améliorée.

Ucluelet, BC

Ucluelet est un petit village sur la côte ouest de l’île de Vancouver, proche de Tofino. Le Wild Pacific Trail qui longe la côte ouest de Ucluelet est magnifique même le 10 novembre, surtout quand on a la chance de randonner un jour sans pluie, aussi rare cela soit il. Ce chemin est séparé en deux partie, la Lighthouse Loop sur la pointe – qui comme son nom l’indique est une boucle qui rejoint un phare –, et la partie qui longe la côte ouest à peine plus au nord.

Il est aussi amusant de rencontrer des cerf mulets de Sitka en plein milieu du village, et ce sans que les locaux ne semblent surpris le moins du monde.

Mais il est plus triste de découvrir qu’il est impossible de se procurer du poisson frais dans un village côtier et pêcheur à cette époque de l’année.

Steak de thon (premier essai)

Je ne sais pas vraiment cuisiner un steak, que ce soit de viande ou de poisson, mais quand c’est ce que l’on a on improvise.  Du coup hier soir j’ai essayé de faire quelque chose de bon avec un steak de thon (ce qui rime, ça tombe bien) en faisant ça comme ça vient, avec probablement quelques souvenirs de ouïe-dires.  Et ça a plutôt bien marché.

Ingrédients

  • 1 steak de thon (ou plusieurs)
  • Sel fin
  • Poivre noir moulu
  • Clou de girofle moulu
  • Poudre d’ail
  • Huile d’olive (généreusement)

Préparation

Saupoudrer chaque côté du steak avec le sel et les épices.  Bien faire chauffer l’huile dans une poêle à feu moyen-fort, et y saisir chaque côté du steak pour qu’il dore.  Une fois les côtés bien saisis et dorés, baisser le feu à très doux pour finir de cuire l’intérieur.

Vraiment simple, et vraiment bon.  Bien sûr ça va avec un plat au choix, et l’assaisonnement est probablement à adapter, mais l’idée est là.  Bon appétit !

RV350 et XVideo

J’ai installé Debian Squeeze sur un Asus A3000 pour une amie il y a quelques jours, sans anicroches1. Wifi ipw2200 avec le firmware qui va bien (firmware-ipw2x00) ; lecteur de cartes SD ; veille ; accesskeys ; et même un peu de 3D (c’est une 9600M, faut pas rêver non-plus). Tout va bien sans aucune manip, mis à par l’installation du firmware non-libre.

Sauf qu’aujourd’hui, sa propriétaire passant le chercher après quelques jours de vacances, elle l’essaie. Je reste à côté, la laissant s’habituer à GNOME (elle avait Lenny sous KDE 32) et répondant à deux-trois gentilles questions – auxquelles elle aurait répondu elle-même si je n’avais été là d’ailleurs. Jusqu’au moment ou elle essaie de lire un film. Ça fonctionne… presque : l’image saccade.

Comprenez ma petite gêne, mon installation peaufinée trois jours plus tôt3 ne marche finalement pas si bien que ça. Ni d’une ni de deux, mon instinct geek refait surface et commence à chercher. Diagnostique simple : XV ne fonctionne pas, il n’y a donc pour ainsi dire pas d’accélération. Je vérifie, mais oui, la Mobility Radeon 9600 M10 (RV350) est supposée être très bien supportée par le pilote radeon de Squeeze. Continuant posément sur ma lancée, je jette un œil au log de Xorg, qui me le confirme, j’utilise bien radeon mais tout ne se passe pas si bien… cependant, le log est peu explicite sur le problème, et se borne à lister une série de disabled pas spécialement engageants, mais finalement pas si terribles. Après deux-trois essais à feinter Xorg en lui suggérant des options – inutiles – dans un xorg.conf manuel, je me reporte à la source de bien des solutions : internet. Pour une fois il n’est pas très bavard, pas grand chose au sujet d’une RV350 sans XVideo. Qu’importe, quelqu’un, quelque part, suggère d’utiliser fglrx. Je n’ai pas l’habitude d’installer le pilote propriétaire (et soyons honnête, celui d’AMD est loin d’être parfait) là où le libre devrait bien fonctionner, mais puisque ce n’est justement pas le cas, je me prépare à essayer.

Il me faut donc décharger radeon et installer fglrx. Je ne sais pas trop pourquoi, je commence par enlever radeon avant même d’installer fglrx, et bien-sûr de nos jours radeon utilise le KMS et ne peut donc être retiré si facilement – il ne faut pas que le modsetting ait été activé. Je reboot donc (avant même une tentative, qu’on ne me prenne pas pour un manche – j’avoue, c’est uniquement que j’ai déjà donné) et ajoute un petit radeon.modeset=0 sur la ligne de boot du noyau. Ça démarre, sans modesetting donc. Et là, pour une raison que j’ignore encore, je vérifie que XV ne fonctionne toujours pas, peut-être qu’un miracle… et oui, xvinfo trouve maintenant un adaptateur ! Je teste, et encore oui, je n’ai pas rêvé, XVideo fonctionne vraiment.

J’apprends donc que le modesetting empêchait XVideo de fonctionner. Je ne sais toujours pas pourquoi, je ne peux que supposer que c’est un problème de quantité de mémoire – il semble qu’il y ai eu dans les 53M avec et maintenant 64M sans, si je déchiffre le log de Xorg correctement. Quoi qu’il en soit, j’ai maintenant désactivé le modesetting de façon permanente (dans /etc/modprobe.d/radeon-kms.conf), configuré Grub 2 pour définir la résolution des TTY au boot (GRUB_GFXPAYLOAD_LINUX=1024x768 dans /etc/default/grub), et ça fonctionne très bien. Je suis un peu déçu de devoir désactiver le KMS, mais finalement il n’est pas très utile ici, largement moins que XVideo en tout cas.

Voilà, la petite histoire est terminée, bonne nuit les enfants !

Notes

  1. À part pour la WebCam ALi M5603 qui ne semble pas avoir vraiment de pilote pour le moment – le seul que j’ai pu trouver ne semble pas encore être inclus à gspca, n’a pas subi de changement depuis plusieurs mois et semble être relativement ardu à compiler lorsque l’on est un novice des pilotes gspca. Cela étant, la WebCam ne sert pas, j’ai donc arrêté les frais assez rapidement.
  2. Hehe :p
  3. Pas sous ses yeux malheureusement, car pour une raison que j’ignore, le CD de netinstall n’avait pas (plus) les bonnes clés, et qu’elle était pressée – forcement ça calme quand on vous dit que c’est facile, on vous montre, et qu’en fait ça ne marche pas…

CTPL 0.3

Hé oui, encore CTPL ! Cette fois-ci, je vais présenter brièvement les nouveautés et changements de la version 0.3 qui vient tout juste de sortir.

Avant tout, CTPL 0.3 essai de corriger les erreurs des niveaux précédents1 versions précédentes, lesquelles exposaient bien trop les entrailles de la bibliothèque2. En effet, en voulant faire en sorte que la boucle for traverse une expression plutôt qu’un nom de symbole, je me suis rendu compte qu’il était nécessaire de modifier la structure des tokens, et donc de casser l’API puisque ceux-ci étaient complètement exposés.

Résultat, le principal changement de cette nouvelle version est un grand nettoyage d’été-automne 2010 qui vise à retirer de la vue de l’utilisateur tout ce qui n’est pas réellement utile. Nous nous retrouvons donc avec une API plus propre et, je l’espère, propice aux changements à venir.

Là, vous vous dites (enfin, si vous utilisiez la bibliothèque, vous vous le diriez) « ah mais je vais devoir changer mon code source, c’est trop moche, t’es vraiment trop méchant, je te hais ». Heureusement pour moi (et surtout pour vous), vous n’avez qu’à moitié raison. Oui, il faut changer quelques petites choses, mais rien de bien méchant. Par exemple, il m’a fallu modifier 3 lignes dans GeanyGenDoc pour être compatible avec cette nouvelle version, et il ne s’est agit que d’utiliser les nouveaux noms de deux fonctions. Et puis je vous ai écris un joli NEWS pour vous guider dans cette étape douloureuse (ou pas) donc vous devriez me remercier plutôt que de râler en fait.

Bon, au lieu de faire de l’ironie à trois-francs-six-sous, voici un petit récapitulatif des changements notables (moins soporifique que le NEWS) :

  • L’API est plus propre (vive les coups de chiffon !) ;
  • la boucle for itère sur une expression, ce qui n’aurait pas grand intérêt sans le changement que vous allez découvrir tout de suite après ;
  • les tableaux peuvent maintenant être indexés (oui, foo[42] ça fonctionne) ;

…et d’autres petites choses toutes mignonnes, par exemple que les environnements qui prennent moins de place en mémoire, qu’il y ait enfin une documentation correcte pour les descriptions d’environnement, et bien-sûr quelques corrections de bogues (non, je déconne, il n’y a jamais eu de bogue dans CTPL).

Sur ce, je vous laisse profiter de ce cadeau et m’en retourne à mon silence3.

Notes

  1. Oups, les chants d’aventuriers résonnent.
  2. Sans rien de gore, ne vous inquiétez pas.
  3. Merci Thiéfaine. Pourquoi je dis ça, moi ? C’est même pas vraiment une citation…